Happy Halloween !

L’année dernière, jour pour jour, je publiais un article d’écriture spécial Halloween qui se composait de deux nouvelles écrites par moi, avec la seule contrainte de devoir y intégrer des mots sélectionnés préalablement (d’ailleurs si vous voulez le relire, c’est ici). Aujourd’hui je vous propose quelque chose d’un peu différent : j’ai lu deux livres spécial Halloween que je vous présente et dont je vous donne mon avis, et ensuite j’enchaîne sur une petite histoire écrite par moi, cette fois-ci sans contraintes. C’est parti !

Mes lectures d’Halloween

Les 4ème de couverture :

Le dernier petit singe : Une simple photo d’identité et le cauchemar de Karim commence. A l’intérieur de la cabine Photomaton, un piège l’attend : une présence surnaturelle se manifeste et les clichés à l’écran dévoilent un terrible présage…de mort. Un compte à rebours s’enclenche alors. Karim n’a que trois jours pour se délivrer de la malédiction qui pèse sur lui.

Maudite poupée : Thaïs et Margot son deux sœurs inséparables. Jusqu’au jour où, dans une brocante, Margot craque pour une poupée aux jolies boucles cuivrées, vêtue de dentelle. Elle la prénomme Rosemonde et l’emporte partout avec elle. Bientôt, d’étranges incidents se produisent. Thaïs est la seule à soupçonner la poupée, qui ne semble décidément pas si angélique que ça…

Mon avis :

Ce que j’ai particulièrement aimé avec ces courts romans, c’est que l’histoire est hyper bien construite, elle ne laisse rien au hasard. Dans Le denier petit singe, au début, il y a plusieurs éléments dont on ne sait pas quoi faire, on ne connaît pas leur place dans l’histoire. Mais, à la fin, vers l’avant dernière scène, tout s’emboîte et on comprend enfin que tout est relié (même si, évidemment, il faut quand même laisser quelques mystères non résolus !). Cette avant-dernière scène rassemble donc tout, mais elle est aussi hyper surprenante !
Dans Maudite poupée, la poupée est un personnage très travaillé. Par exemple, le fait que ses yeux restent ouverts alors même qu’elle est allongée est un élément original. Aussi, ce que j’ai aimé c’est le fait que Thaïs soit la seule à faire le lien entre la poupée et les moments étranges (même si souvent, il n’y a qu’elle qui assiste à ces phénomènes là).
Ensuite, pour les deux romans, la toute fin laisse planer un mystère sur la suite qui n’est pas écrite, laissant présager des aventures futures pour le personnage principal. Et puis, ça aurait été contradictoire que l’histoire se finisse bien.

Mon histoire :

Je vais vous raconter une histoire. C’est une belle histoire, ne vous inquiétez pas.

Je prends la route en sens inverse, trajet que j’aurai pu éviter si ma meilleure amie ne m’avait pas bassiné de ses croyances débiles du 31 octobre. Elle m’avait dit, je cite « Les monstres peuvent surgir n’importe quand le 31 octobre, alors si tu ne veux pas me retrouver morte demain matin, ramène moi vite ! », et, quand j’avais vu une peur intense se lire sur son visage, j’avais finalement décidé de la raccompagner. Malheureusement, à cause de cela, j’avais dû faire un détour et ça m’avait couté un temps précieux (même si, je l’avoue, on avait bien rigolé à regarder les gamins supplier leurs parents pour refaire une tournée de bonbons). Sauf qu’à présent, je me trouve dans la rue, seule, en train de marcher sous la pluie cinglante qui se déchaine contre le béton. Je cours jusqu’au premier abris de bus que je vois et je m’assois sur le banc en métal. Un frisson me parcoure mais je réussis malgré tout à me détendre et à me reposer. J’espère que la pluie va se calmer, mais, au contraire, elle redouble d’intensité. J’hésite à partir, au risque de rentrer trempée et frigorifiée, ou de rester et attendre. Je choisis la dernière option, car je suis vraiment fatiguée et je ne peux pas courir dans ces conditions-là. Je sors donc mon téléphone pour prévenir ma mère. J’enchaîne ensuite avec le jeu Candy Crush qui, malgré tout, demande du fil à retorde pour aligner les trois bonbons. Je passe le niveau 57, quand soudain, la pluie cesse. Ni une ni deux, je me remets debout et je traverse la route pour rejoindre le trottoir d’en face. Je longe les immeubles, et arrivée devant chez moi, j’ouvre la porte brutalement, impatiente d’en finir avec tout ça et prête à me glisser sous ma couette. Mais, très vite, je réalise que quelque chose ne va pas : ce n’est pas mon immeuble ! Je suis pourtant sûre d’être entrée par la bonne porte extérieure ! Je regarde autour de moi. Les murs sont noirs et des traces de mains ensanglantées remplace l’imprimé floral habituel. Le grand miroir du fond est poussiéreux et dégoûtant alors que la femme de ménage a pourtant la réputation de le nettoyer très fortement. Une odeur de métal envahit la pièce et après mûres réflexions, je constate qu’il s’agit de l’odeur du sang. Je commence à prendre peur mais quand je décide de m’échapper je constate avec effroi que la porte est fermée. Je force mais la porte ne cède toujours pas. Je m’arrête, épuisée, quand soudain je sens une présence dans mon dos. Je me retourne et je tombe nez à nez avec une jeune femme élancée. Sa beauté est éblouissante, mais quelque chose me perturbe. Comme si cette beauté n’était pas éternelle… Effectivement, après coup, son allure change. Cette femme se transforme carrément et c’est à présent une vieille femme voûtée qui se trouve en face de moi. Elle me dit :

-Bonjour, ma chérie. Tu es tombée sur la mauvaise maison malheureusement, et si tu fais preuve d’un peu de jugeote, tu comprendras vite que ton sort est entre mes mains, aussi faut-il que tu m’écoutes attentivement. Si tu veux sortir d’ici vivante, tu devras résoudre mes énigmes les unes après les autres. Tu as 5 heures devant toi, et, ce chronomètre achevé, tu serviras de pâtée à mes chiens.

Bouche bée, je ne sais que répondre. Mais, très vite, je comprends néanmoins que je n’ai pas intérêt à protester car deux gros énormes chiens apparaissent comme par magie derrière elle. J’ai le courage de dire :

-Quelle est la première énigme ?
-Oh, ma chérie. Ne t’inquiète pas, tu la trouveras assez vite. Bonne chance, mon sucre.

Elle sort de la pièce et une jeune fille la remplace, assise sur une chaise en osier, face à une table en bois, sur laquelle est posé un échiquier où les pions sont remplacés par des doigts humains. La jeune fille est petite et elle tient un grand couteau dans sa main droite, l’autre étant occupé à mettre le jeu en place. Elle me dit d’une voix douce :

-Tu viens jouer ?

Je m’avance lentement vers elle, sachant toutefois que la mort m’attend…

Voilà ! J’ai adoré écrire cette mini histoire et lire les deux livres ! Et vous que faites vous pour Halloween ?

Bonne lecture,

Miss Cupcake 🎃

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